La plus close nuit - Bernard Lesfargues - Recueil de poèmes en occitan et en français. Fédérop.
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La plus close nuit - Bernard Lesfargues
"J'écoute les chouettes et je ne quitte pas des yeux cette lumière vespérale qui s'amenuise, qui s'efface et qui cède la place à la profonde, à l'irrémédiable nuit..."
Les poèmes réunis dans le présent recueil ont été écrits - pour reprendre les propos de l'auteur, dans sa « langue du Sud » (l'occitan) et dans sa « langue du Nord » (le français). Les plus anciens furent inspirés par un séjour que fit le poète au Portugal, il y aura bientôt cinquante ans. Les autres ont été composés entre 2000 et 2006. On y retrouve les thèmes chers à Bernard Lesfargues : « l'amour de sa vieille terre périgorde, l'amour toujours vif de la femme, l'amitié, le temps qui s'essouffle et la mort qui patiente. »
Ce recueil serait-il des adieux poétiques au monde d'ici-bas ? On pourrait le penser parfois, à lire les nombreuses allusions à la mort. Mais tant parler de la mort ne signifie-t-il pas encore et toujours un amour inextinguible de la vie ?
Collection Paul Froment, éditions Fédérop.
Article de presse :
"Avec cette langue qui se rit des partitions, l’occitan ; avec cet air qui nous enivre de souffles chauds et de rires... Bernard Lesfargues a toujours vécu, existe, grâce à ces mots et à leurs mélodies ; il est créateur de mots, de mélodies, un des plus importants créateurs de chants occitans — à l’instar du « canso » ou du « planh » des troubadours. D'ailleurs, est-ce un hasard si « un rossignol (qui) dans la nuit claire chantait » lui fait penser à Richard Cœur de Lion ? Poème récent inclus dans la deuxième partie de l'ouvrage intitulée
« Lumière dans l’obscurité » avec des textes d'une pureté qui a la richesse du silence quand, ouvert au temps, on jouit de ses rêves :
« Un silence plein de lumière / que dévoile une mésange / c'en est assez pour qu'un ange / s'en vienne sur cette terre / écouter les battements / à l'unisson du cœur des hommes. »
Ecoutez encore :
« Je reviendrai à Ganagobie / par un soleil comme un lézard, / j'y reviendrai un jour de vent / balayant la plaine de la Durance, / nous y reviendrons, / nous nous rappellerons le temps / où nous étions amoureux. Je fermais / ta main dans la mienne, je te disais... »
II nous chante aussi le Périgord, sa terre, le temps, la femme...
Quant à la première partie, « La plus close nuit », elle a été composée au Portugal il y a environ 50 ans : « J'ai placé ces poèmes sous l'invocation de Supervielle. Que m'importe si de ce fait on m'estime vieux jeu. Vieux jeu ?
« Le village de rencoquille, / écoute et s'étonne / d'entendre l'océan du ciel / battre dans son oreille ».
Bernard Lesfargues est né en 1924 ; parfois il pense à la mort :
« La mort est là qui vous fait signe / tout doucement comme une amie. / Elle n'est pas gênante, non, / mais elle est là qui vous épie / lisant par-dessus votre épaule / devinant les mots qui vont suivre / pressentant ceux que vous tairez. »
Ainsi de suite jusqu'à l'enchantement...
Alain Lacouchie
Revue Friches, Hiver 2006-2007
Fiche technique
Références spécifiques